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Calibrer son écran : comment ça marche

 

Je pense que vous êtes convaincu de l’intérêt de calibrer votre écran avec une sonde de calibrage, je vais vous aider à le faire à travers cette page et notamment vous aider à choisir les valeurs cibles (Gamma, température de couleur, luminosité…) selon que vous aurez acheté un écran moyen ou haut de gamme.

Calibrer son écran avec ou sans sonde de calibrage ?

Il serait impossible sans sonde de calibrage car l’œil humain a deux défauts majeurs pour cela :

  • il est incapable de connaître le niveau de luminosité d’un écran dans l’absolu or on sait qu’idéalement elle doit se situer vers 80/140 Cd/M2 selon son utilisation principale,

  • et il est incapable de « lire » une couleur L*a*b* donc une couleur absolue sans élément de comparaison.

A lire >>> Calibrage de votre écran : connaître le pourquoi ?

Pour ces deux raisons, aucun calibrage à l’œil nu ne peut être mené à bien. On peut certes s’approcher de quelque chose de très correct avec un très bon écran mais pas davantage. Et pour clore définitivement ce vieux débat : les défauts ne sont jamais linéaires. Votre écran n’est jamais trop magenta sur tout le spectre mais seulement entre telle valeur de luminosité et telle autre. Aucune chance de corriger comme il faut un dégradé de gris avec de telles dominantes ponctuelles.

Calibrer son écran

Les courbes de corrections des signaux RVB d’un écran après calibrage : les trois courbes ne sont pas linéaires et varient selon le niveau de luminosité de chaque canal RVB. IL FAUT DONC Calibrer son écran avec un colorimètre !

Calibrer son écran avec un colorimètre (sonde d’écran)

Finie l’époque où le bon matériel de calibrage coûtait cher. Aujourd’hui, plusieurs générations de sondes se sont succédées et les produits sont aboutis, sauf peut-être dans leurs versions dites économiques (je n’ai pas dit amateurs), quoique Datacolor a mis à jour sa version Express en 2015 (Spyder5Express) et c’est c’est maintenant une très bonne sonde fiable à recommander aux débutants (même si elle possède encore une contrainte forte). Deux grandes marques ont sorti des kits de calibrage d’écrans dont les qualités ne sont plus remises en cause : X-Rite et Datacolor. Les différences entre les sondes et les logiciels tiennent entre autres dans leurs possibilités de régler précisément :

  • la luminosité – 80/140 Cd/M2 -,
  • le gamma,
  • la lumière ambiante,
  • la possibilité de matcher plusieurs écrans afin de les aligner colorimétriquement.
  • le point noir,
  • la possibilité de bien calibrer les ordinateurs portables,
  • La température de couleur du point blanc,
  • La possibilité de calibrer l’iPad d’Apple,
  • et accessoirement la possibilité de calibrer un vidéo projecteur.

Chaque matériel va se démarquer moins par :

  • La qualité de son colorimètre aujourd’hui
  • Plus difficile à évaluer chez soi d’ailleurs.
  • Mais plutôt par le nombre de ses réglages, au nombre de modes de calibrage.
  • Basique ou avance.
  • Et aux rapports qualité de fin de calibrage.

Si l’on considère que l’on en est à la quatrième ou cinquième génération de sondes de calibrage d’écran au très bon rapport qualité/prix aujourd’hui, on peut dire sans s’avancer que la qualité générale des sondes – quatre modèles récents aujourd’hui – est largement suffisante aujourd’hui à deux exceptions près : la Spyder4Express et la Colormunki Smile que je déconseille aux photographes. En revanche, selon le prix, nous allons encore rencontrer de grandes différences de possibilités de réglages.

1 – Installer le logiciel puis la sonde

Après l’installation et la mis à jour le logiciel de création de profils (indispensable) sur votre ordinateur, il faudra calibrer l’écran en utilisant le logiciel et en s’aidant de ladite sonde qui sert aussi pour l’étalonnage. Votre écran doit être allumé depuis au moins un quart d’heure avant d’effectuer le moindre calibrage. Tant qu’il n’est pas bien chaud, les couleurs sont susceptibles de changer légèrement même si c’est imperceptible à l’œil nu. La sonde, elle, verra la différence !

2 – Bien choisir la technologie de rétroéclairage… ou laisser faire !

Il peut arriver que logiciel de calibrage d’écran vous demande de lui indiquer la technologie de rétroéclairage de l’écran (CCFL, Diode, etc…) s’il n’arrive pas à la détecter automatiquement. Selon cette technologie, la matrice couleur (la base de calcul pour faire court) utilisée par le logiciel sera différente et influencera le calibrage. Or c’est d’autant plus vrai depuis la version 1.6 d’i1 Profiler d’X-Rite et les écrans hauts de gamme récents. Comme je l’explique sur mon blog lors du  test du BenQ PG2401PT, le fameux Delta E peut ainsi passer de 2,73 à 0,84 !!!

3 – Réglage de la luminosité et du contraste de l’écran

Le premier point important consiste à régler le point noir et blanc du moniteur. Votre sonde va alors servir d’outil d’étalonnage. Si l’écran est réglé trop sombre, les détails dans les ombres seront perdus et si l’écran est trop lumineux les couleurs seront délavées. De plus, il n’y aura pas de correspondance entre la photo affichée et le tirage.
Il est donc important que sur son écran calibré on puisse distinguer une différence entre un pixel à 0 et un pixel à 2 ou 3, de même pour les hautes valeurs.

On note aussi que la luminosité idéale pour un écran se trouve entre 80 et 140 Cd/M2, selon l’environnement lumineux de travail ou bien la destination de vos photos : plutôt 80-100 Cd/M2 si vous imprimez et 120-140 Cd/M2 si vous destinez vos images uniquement à Internet. Pour régler correctement le point noir ET le point blanc en même temps il faut régler la luminosité ET le contraste de l’écran.

4 – Réglage du gamma et de la norme ICC : V2 ou V4

Le gamma est choisi selon le colorimètre que vous allez utiliser, il est possible de choisir le gamma cible. Dans l’absolu, il faut aujourd’hui viser 2,2 mais si votre logiciel de calibrage le permet, vous pouvez également essayer la courbe L Star, notamment si vous imprimez régulièrement vos photos. Enfin, si vous calibrez avec une sonde et un logiciel haut de gamme, vous aurez la possibilité de choisir entre 1,6 et 2,4 par incrément de 0,1. Je vous conseille d’essayer sur deux ou trois valeurs autour de 2,2 et voir avec laquelle le dégradé de votre écran est le plus beau. Avec les écrans dits Art-graphiques, essayez éventuellement la courbe L*, la plus naturelle sur le papier bien qu’il n’y est pas un bien grand écart avec le gamma 2,2. Personnellement, sur mon Eizo CS240 j’ai préféré 2,2.

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