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Régler l’autofocus de son appareil photo numérique

Plus nos capteurs possèdent de pixels et plus souvent l’autofocus semble défectueux. En fait, il fonctionne très bien mais pas toujours où l’on veut ! Souvent, il ne fait pas la mise au point où l’on croit viser et surtout, il est presque incapable de le faire deux fois de suite au même endroit. Embêtant tout cela ! Tâchons de comprendre pourquoi afin d’y remédier.

Finalement très compréhensibles, plusieurs raisons expliquent pourquoi nos autofocus semblent parfois légèrement déréglés : nos capteurs sont tellement fins que nos images foisonnent de détails or la moindre imprécision dans la mise au point et cela se voit tout de suite sur une image agrandie à 100% dans Photoshop. L’autofocus doit donc être de plus en plus précis aussi et plusieurs paramètres l’influencent comme on va le voir. 

 

Pourquoi l’autofocus semble moins précis aujourd’hui ?

On peut constater trois points sensibles dans cette chaîne de réglages hautement précise qu’est l’autofocus si on réfléchi bien :

  • La précision du calage du miroir sur les appareils photo DSLR devient cruciale.
  • Le mouvement des lentilles qui sert à la mise au point dans l’objectif doit être de plus en plus précis et fin.
  • Le calage des lentilles dans l’objectif est cruciale également.

La précision du calage des lentilles.

On réussi bien à placer 50 millions de pixels de grandes qualités sur une surface 24×36 dans un Canon 5DsR. Le niveau de détail est hallucinant à 100% dans Photoshop. Du coup, de nombreux problèmes potentiels apparaissent au grand jour comme la précision requise pour caler toutes les lentilles dans les objectifs. Celle-ci doit être démente si en plus on pense que cela doit se reproduire à grande échelle.
Les plus pinailleurs commencent d’ailleurs à relever que la finesse des images se fait au détriment de problèmes comme la précision de l’autofocus, des micro-tremblements dans l’image, de la presque impossibilité de choisir précisément là où on veut faire la mise au point dans un viseur qui ne grandit pas quand on travaille avec un 85 mm F1,4, etc…

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La précision du calage du miroir dans un boîtier DSLR

Le capteur qui vient gérer l’autofocus se trouve derrière le miroir des reflex (au dessus ou en dessous selon les marques). La lumière qui l’atteint doit forcément être réfléchie par une partie mobile du boîtier. Le calage du miroir (avec sa cinématique) doit être parfait 150000 fois. C’est presque impossible sur des boîtiers vendus à des milliers d’exemplaires et possédant des pixels de 4,7 microns sur un D850. Qu’ils soient fiables est plus important finalement!

La précision du mouvement de la mise au point dans l’objectif

Pour faire une analogie, les dents de l’engrenage doivent être de plus en plus fine (car il n’y a évidemment pas d’engrenage dans un objectif !). Si en effet, le nombre de paliers de mise au point ne sont pas assez nombreux, la différence de mise au point entre deux paliers (entre deux dents) sera trop grande. Or on constate cette amélioration sur les nouveaux objectifs par rapport aux anciens ! Conséquence : leur mise au point est plus régulière et précise.

Ajustement précis de l’autofocus

Étant donné que le principale problème ici est un problème de précision de réglage en avant ou en arrière, la solution consiste à permettre l’ajustement précis du calage de l’autofocus directement sur votre boîtier, objectif par objectif. À ma connaissance, le premier boîtier à l’avoir implémenté fut le Canon 5D Mark II.

1 – Les menus de réglages précis par marque ;

2 – Comment faire ?

3 – Les solutions commerciales.

Les menus de réglages fin de l’autofocus

Selon les marques ce menu s’appelle « Micro-ajustement de l’AF » chez Canon ou encore « Réglage précis de l’AF » chez Nikon. Chez Sigma, est apparu au printemps 2013 un nouveau programme, Sigma Optimisation Pro, permettant de calibrer précisément les derniers objectifs de la série ART selon la focale et la distance de mise au point à l’aide d’un accessoire vendu tout de même 50 euros, la Station d’accueil USB ! Peu importe du moment que l’on ait la fonction, indispensable !

Fondamentalement, il s’agit de la même chose : vous allez pouvoir avancer ou reculer très légèrement la distance de mise au point selon votre objectif.

Comment faire ?

Là encore, fondamentalement il suffit de photographier un journal, des tranches de livres comme l’image ci-dessous ou mieux, une mire de focus, avec son appareil photo assez nettement incliné par rapport au support puis de regarder les photos à 100% afin de constater où la mise au point à réellement eu lieu. Par essais/erreurs, vous allez ainsi pouvoir ajuster précisément votre autofocus. Voici les points à vérifier.

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Solution payantes

Il existe deux solutions vendues dans le commerce afin de faciliter et surtout garantir le résultat : la SpyderLensCal de Datacolor et la mire Focus Checker de Cmp-Color. Je répète, ces solutions ne sont pas indispensables et on pourra se créer sa propre mire si on est ingénieux ou bricoleur. Cela dit, ces mires payantes sont bien conçues, pour un résultat optimal et surtout reproductible.

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SpyderLENSCAL

62,90 €

Cet outil est très précis et intuitif.

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CMP RefCard 7

49,50 €

Comme toujours avec les produits de Christophe Métairie (cmp-color), c’est original, bien pensé et efficace.

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Station d’accueil Sigma

44,90 €

Permet un réglage très précis de l’autofocus de chaque objectif Sigma en intégrant la distance de mise au poin

 

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