Cet exemple de CV développeur web n’est pas un modèle à copier les yeux fermés.
C’est une étude de cas : un CV complet, décortiqué bloc par bloc, avec les
raisons derrière chaque choix. Tu verras pourquoi le lien GitHub passe en
première ligne, comment ordonner ta stack, et quelle erreur de techno élimine
un profil en six secondes. À la fin, tu sauras construire le tien.
Le développement web reste l’un des métiers les plus recherchés du numérique,
avec des dizaines de milliers d’offres chaque année en France, un volume confirmé par les baromètres de plateformes comme Hellowork. Pourtant, la concurrence est rude. Diplômés d’écoles, anciens de bootcamps et autodidactes visent les mêmes postes. Or, un recruteur technique parcourt un CV en six à huit secondes. Et la majorité d’entre eux ouvrent ton GitHub avant même l’entretien.
Autrement dit, ton exemple de CV développeur web doit prouver une chose en un
coup d’œil : tu sais livrer du code, pas seulement en parler.
Le profil de notre exemple de CV développeur web
Pour rendre la démonstration concrète, prenons un cas fil rouge. Maël a vingt-six ans et deux ans d’expérience après un bootcamp. Il vise un poste de développeur full-stack JavaScript. Son profil cumule les difficultés courantes : peu
d’ancienneté, pas de diplôme d’ingénieur, mais des projets réels à montrer.
Voyons comment son CV transforme ces contraintes en arguments — section après
section.

En-tête du CV développeur : le lien vers ton code en premier
Sur un CV de développeur, l’en-tête contient une ligne que les autres métiers
n’ont pas : tes liens de code. En effet, près de deux recruteurs techniques sur trois consultent un profil GitHub. Et ils le font avant l’entretien, pas après. Par conséquent, place l’adresse de ton portfolio et de ton dépôt dès les coordonnées, pas en bas de page.
Maël Fontaine
Développeur Full-Stack JavaScript — React & Node.js
maek.fontaine@mail.com · +33 6 00 00 00 00 · Lyon
github.com/maelfontaine · maelfontaine.dev · linkedin.com/in/maelfontaine
Le commentaire : le titre annonce la spécialité et les deux technologies
phares, pas un vague « Développeur web ». De plus, les trois liens sont vérifiés
et actifs — un lien mort fait partie des
erreurs à éviter dans un CV les plus pénalisantes
pour un profil tech. Enfin, aucune donnée superflue : ni âge, ni photo.
L’accroche : trois lignes qui situent ton niveau
Juste sous l’en-tête, l’accroche répond à la première question du recruteur. Quel niveau, quelle spécialité, quel apport ? Pour Maël, par exemple, cela donne une phrase factuelle plutôt qu’un élan de passion.
« Développeur full-stack, 2 ans d’expérience sur des applications React et Node.js. J’ai conçu et mis en production une plateforme de réservation utilisée par 5 000 visiteurs mensuels. Je recherche un poste full-stack pour contribuer à des produits web à fort trafic. »
Le commentaire : le niveau est explicite (deux ans), la stack confirme le titre,
et surtout, une réalisation chiffrée prouve déjà la valeur dès la deuxième ligne.
On évite « passionné de code depuis l’enfance » : le recruteur cherche des
preuves, pas une déclaration d’amour au métier.
La stack technique du CV développeur, par catégories
C’est le bloc que les recruteurs scannent en priorité. La règle d’or : classer par catégories plutôt qu’en liste à plat. Ainsi, les humains comme les logiciels de tri s’y retrouvent mieux. Indique aussi un niveau de maîtrise, et surtout, des
versions précises.
| Catégorie | Technologies (avec versions) |
|---|---|
| Front-end | React 18, TypeScript, Next.js, HTML5/CSS3, Tailwind |
| Back-end | Node.js, Express, API REST, GraphQL |
| Bases de données | PostgreSQL, MongoDB |
| Outils & DevOps | Git, Docker, CI/CD (GitHub Actions), Jest |
Les projets : l’argument clé d’un CV développeur web
Contrairement à la plupart des métiers, un développeur peut montrer son
travail. Pour un profil junior, la rubrique projets pèse souvent plus lourd que l’expérience salariée. D’ailleurs, chaque projet suit la même structure : nom, technologies, ton rôle, résultat mesurable, lien.
BookFast — plateforme de réservation (React, Node.js, PostgreSQL)
Conçu l’architecture full-stack et déployé en production. Optimisé le temps de chargement de 3,2 s à 1,1 s grâce au lazy loading. 5 000 visiteurs mensuels. Code : github.com/maelfontaine/bookfast
Le commentaire : on lit la stack d’un coup d’œil, le rôle est clair (« conçu »,
« déployé »), le résultat est chiffré (de 3,2 s à 1,1 s), et le lien permet de
vérifier. Cette logique « action + contexte technique + résultat chiffré »
s’applique à chaque ligne — c’est la méthode des
compétences à mettre dans un CV, version
développeur.

L’expérience : des réalisations, pas des missions
En chronologie inversée, chaque poste tient en trois ou quatre puces. Ici, la nuance qui change tout : décris des réalisations, pas des responsabilités. « Responsable du front-end » ne dit rien. En revanche, « Migré l’interface de Vue 2 à React 18, réduisant les bugs d’affichage de 60 % » prouve un impact.
Développeur full-stack — Agence Webmix, Lyon (2023–2025)
• Développé 8 sites clients en React et Node.js, livrés dans les délais.
• Mis en place l’intégration continue (GitHub Actions), divisant par deux le temps de déploiement.
• Encadré un alternant sur les bonnes pratiques Git.
Le commentaire : chaque puce ouvre sur un verbe d’action, mentionne la techno et
chiffre l’effet quand c’est possible. Le troisième point glisse une compétence
humaine — l’encadrement — sans quitter le registre technique.
La formation et les compétences humaines : en bas, mais présentes
Pour un développeur expérimenté, la formation passe en fin de CV : un bootcamp,
un diplôme, les certifications utiles (AWS, une formation React officielle).
En revanche, pour un jeune diplômé, elle remonte d’un cran. Termine par quelques compétences comportementales réellement attendues dans le métier : autonomie, communication avec des non-techniciens, travail en équipe. Ajoute enfin l’anglais technique, presque incontournable pour lire la documentation. Pour situer le métier, ses missions et ses débouchés, la fiche officielle de France Travail offre un repère utile, notamment en reconversion.

Trois erreurs qui plombent un CV développeur web
Au-delà des blocs, trois fautes reviennent sans cesse. La première : aucun lien
vers du code. Un développeur sans dépôt visible inquiète, comme un photographe
sans book. La deuxième : la liste de technologies à rallonge, où l’expert se
noie dans le débutant. Mieux vaut cinq technos maîtrisées que vingt survolées.
La troisième : le CV qui décrit des tâches au lieu de prouver des résultats.
Chaque ligne doit montrer un effet mesurable, pas une fiche de poste recopiée.
Une dernière vérification, enfin, sépare les CV crédibles des autres : la
cohérence des liens. Un GitHub à l’abandon, un portfolio en erreur 404 ou un
LinkedIn contredisant le CV ruinent la confiance en un clic. Avant chaque envoi,
teste chaque lien et assure-toi que ton dépôt affiche des contributions
récentes. Ce soin, propre au profil technique, fait souvent la différence.
Exemple de CV développeur web : questions fréquentes
Faut-il mettre son GitHub sur un CV de développeur web ?
Quelles compétences techniques mettre en avant en 2026 ?
Comment faire un CV de développeur sans expérience ?
PDF ou CV en ligne pour un développeur web ?
De l’exemple à ton propre CV
Retiens la logique de cet exemple de CV développeur web : prouver avant de
décrire. Liens de code en tête, stack lisible par catégories, projets chiffrés,
réalisations plutôt que missions — chaque bloc répond à une question du
recruteur en quelques secondes. Reprends maintenant cette trame pour ton profil,
appuie-toi sur le guide pilier pour la méthode générale, et si tu débutes, le
dossier CV étudiant sans expérience
complète parfaitement la rubrique projets.









